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Jo Vandebergh chez Bringme

Retour sur un parcours tourné vers l'avenir - partie 2

Dans la première partie nous avons lu comment Jo Vandebergh, par son parcours passionnant, a eu l'inspiration qui formerait par la suite la base de Bringme. Cette deuxième partie nous ramène 10 ans en arrière, au tout début de ce qui allait devenir Bringme, et qui nous donne une image passionnante de la vision qui sous-tend la marque. Une lecture incontournable pour toute personne qui souhaite comprendre Bringme.

Une interview de Jo Vandebergh, CEO Bringme

Après des débuts fulgurants dans la vente de voitures et quelques pérégrinations dans les vêtements pour enfants, l'alimentation, l'immobilier et les logiciels pour hôpitaux (vous saurez tout du parcours passionnant de Jo Vandebergh en lisant la partie 1), l'idée d'une armoire pour livraisons à domicile a commencé à germer en 2006. Un seul problème : il y a 10 ans, en Belgique, on ne commandait quasiment rien en ligne. Cependant, Jo est parti du principe que le shopping en ligne allait connaître un succès grandissant. Nous sommes très curieux de savoir comment cette première idée a donné naissance au Bringme que nous connaissons aujourd'hui.

Jo Vandebergh

Nous entrons tout de suite dans le vif du sujet : les choses ont-elles beaucoup changé par rapport à cette idée première ?

« L'essentiel est resté identique, mais le reste a pas mal changé. Je me souviens encore du tout premier dessin : l'armoire était dessinée sur le mur d'un appartement. Si vous regardiez dans l'armoire, vous voyiez une femme prendre les courses qui venaient de lui être livrées, tandis que les enfants faisaient leurs devoirs. Nous ne savions pas encore clairement à quoi devait ressembler ce type d'armoire de livraison. Nous avions parcouru l'internet entier, mais il n'existait alors aucun système qui réponde ne serait-ce que partiellement aux attentes. Je me suis donc dit : nous allons le faire nous-mêmes. J'avais entre-temps acquis des connaissances en matière de logiciels pour hôpitaux et j'avais des développeurs sous la main qui pouvaient commencer la construction. L'objectif initial était de développer une sorte de service de majordome digital : MyJames était composé d'une mosaïque de fonctions qui rendaient la vie chez soi plus commode. Mais le développement d'autant de fonctions était irréalisable pour un petit acteur. Il fallait donc se concentrer sur un aspect. Il y avait une fonction qui primait sur les autres. C'était l'armoire de livraison à domicile. Nous nous sommes donc concentrés là-dessus. Nous avons développé le premier Bringme Box sur mesure pour le Balk van Beel. Là-bas, chaque appartement a sa propre armoire de livraison depuis quatre ans déjà. En développant le système et en le voyant à l'œuvre, tout s'est accéléré. Je me suis rendu compte que si nous en réalisions un qui soit commun, nous aurions alors un produit pour tout un chacun et nous pourrions en théorie équiper n'importe quel immeuble de ce type d'unité logistique intelligente. »

Est-ce toujours aujourd'hui l'essence-même du Bringme Box ?

« En fait, oui. Tout tourne autour de cette unité logistique. Mais que se passerait-il si on la connectait à un réseau ? Plus je réfléchissais à Bringme, plus les possibilités se présentaient. Et plus je réfléchissais aux possibilités, plus d'autres idées émergeaient. Au début, j'en devenais fou. Quand on réfléchit de manière holistique, on n'a pas une seconde de répit parce qu'on essaye tout le temps de dresser un inventaire complet. Je me suis rendu compte que Bringme représentait bien plus qu'une réponse au problème des livraisons à domicile, c'est une véritable histoire en soi. Mais comment résumer ce genre de chose en 1 phrase ? Jusqu'à présent, on n'y est pas parvenu. Chaque définition semble ne pas rendre suffisamment compte de toutes les possibilités. »

Audace — sens du détail — flexibilité — innovation : voilà pour moi quatre qualités qui vous caractérisent. Suis-je proche de la vérité ?

« Tout proche ! Je remplacerais cependant innovation par complexité : remettre de l'ordre dans le désordre, démêler les choses. Ce qui paraît trop complexe au départ me stimule énormément. Pour l'instant par exemple, nous travaillons sur notre premier grand projet de shopping mains libres à Gand, un enchevêtrement complexe de partenaires impliqués avec pas mal d'embûches. Plus la complexité est grande, plus je me concentre et plus je suis motivé à trouver la solution. Je pense vivre pour le moment la période la plus excitante de ma vie. Je considère comme un privilège de pouvoir travailler à quelque chose d'incroyablement passionnant, quelque chose qui a un impact réel, et pas seulement au niveau local, mais à l'échelle mondiale. Dans un monde qui change aussi rapidement, il y a peu de marge de manœuvre pour faire quelque chose de neuf. Si vous pouvez néanmoins le faire et changer les habitudes quotidiennes des gens, vous devez en éprouver de la reconnaissance. Je veux faire partie de la révolution technologique qui est actuellement en marche. »

Quels précieux enseignements tirés de vos précédents projets avez-vous apportés à Bringme ?

« Oups, c'est difficile à dire… J'ai appris tant de choses, je n'ai pas de top 3. L'avantage de mon parcours exceptionnel et de la diversité des choses que j'ai faites, c'est que j'ai de l'expérience dans différents domaines et j'ai dans le même temps appris à réaliser les tâches les plus diverses. Le sens commercial que j'ai développé est sans doute aussi un autre atout. Comment approcher ce marché et comment lui tordre le cou ? Si je jette un œil aux 18 derniers mois, je trouve que nous ne nous sommes pas si mal débrouillés, étant donné la complexité que représente Bringme. »

Quelles sont les priorités futures pour Bringme ?

« La priorité principale doit être de fabriquer un produit meilleur que tout le reste. La deuxième priorité est l'échelle : atteindre la plus grande taille possible aussi vite que possible. À condition bien sûr de continuer à proposer un produit de première qualité. Par ailleurs, nous voulons anticiper sur les tendances. Le marché attend pour l'instant du 'home delivery' et c'est logique : rien n'est plus pratique que de recevoir quelque chose lorsqu'on est chez soi. Mais ce que nous faisons va plus loin. Avec Bringme, on a la possibilité de se faire livrer ses commandes au travail : 'before-home delivery'. C'est donc mieux qu'une livraison à domicile, parce que votre colis est conservé en toute sécurité et discrétion jusqu'à ce que vous décidiez que c'est le bon moment pour l'emporter. En outre, l'acteur digital qu'est Bringme doit se préoccuper surtout de tout ce qui se joue offline. Nous devons nous engager à fond dans le 'physique'. Par conséquent, nous devons embrasser et nous relier à cet environnement physique. On pourrait dire, littéralement : avoir les deux pieds fermement ancrés dans le sol face au monde digital. »

Nous nous en souviendrons ! Merci pour cette intéressante conversation.

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